Arboretum

Œuvre de deux personnages peu communs, l’arboretum de La JONCHERE SAINT MAURICE connut dès sa création, à la fin du 19ème siècle, une notoriété qui dépassa les limites du limousin.

Cette reconnaissance de sa valeur pédagogique et esthétique exceptionnelle lui permit de franchir bien des obstacles. La volonté manifestée de façon continue par les associations, les collectivités et les services de l’Etat pour le conserver, l’améliorer et le transmettre de génération en génération est remarquable à cet égard.

Leurs efforts n’ont pas été vains et permettent aujourd’hui que soit offertes au public des collections de très grande qualité.

Au-delà de sa beauté, il apporte, comme l’avaient souhaité ses créateurs, des enseignements précieux sur les essences forestières qui demain contribueront à la mise en valeur de nos régions.

L’arboretum de la Jonchère constitue un patrimoine exceptionnel :

  • Un témoignage historique du travail de reboisement intensif de la fin du 19ème siècle en Limousin.
    Anciennes pépinières, il a été le support des essais d’acclimatation des essences de reboisement et a permis d’observer leur comportement sur le long terme, la production de plants dans ce cadre et pour l’aménagement de parcs paysagers.
  • Un intérêt botanique : nombreuses collections, individus uniques en Europe.
  • Un intérêt paysager : ambiances variées et éléments de petit patrimoine technique.
  • Intérêt touristique et pédagogique : site ouvert en permanence au public, constituant un bon support pédagogique.

Il est considéré aujourd’hui comme l’un des tout premiers en France.

Histoire de l’arboretum

Les pépinières de La JONCHERE,
Les pépinières de l’Etang.

La création de l’arboretum remonte à 1884 quand MM Henri GERARDIN et André LAURENT fondèrent sur environ 7 hectares la « pépinière de l’Etang ».

Elle eut vocation à produire des plants d’essences forestières pour la mise en valeur, par le reboisement, des Monts du Limousin et du Plateau de Millevaches : chênes, pins, sapins, mélèzes…

Dans le vallon et en périphérie, des essences exotiques furent installées à titre de démonstration pour les clients et pour en mesurer les facultés d’adaptation au climat et au sol du Limousin.

Une seconde pépinière, la pépinière des Fondelles, plus vaste et appartenant également à Monsieur Gérardin, fut créée à cette époque à quelque distance de la pépinière de l’Etang. Elle était spécialisée dans les arbres fruitiers et d’ornement.

Les pépinières de La Jonchère Saint Maurice connurent un développement important et obtinrent des succès prestigieux :

  • 1884 – Prime d’honneur au concours régional de Limoges,
  • 1897 – deux médailles d’or à l’exposition universelle de Saint Pétersbourg,
  • 1902 – une grande médaille d’or avec félicitations du jury et un prix d’honneur à l’exposition de la Société nationale d’Horticulture de Paris.

Magistrat, grand propriétaire, secrétaire général de la Société d’Agriculture de la Haute Vienne, maire de La Jonchère Saint Maurice, Henri Gérardin, s’intéressa vivement à l’acclimatation des arbres exotiques dans la région.

On peut lire dans la revue des Eaux et Forêts en 1907, le texte suivant :

«…. A l’administration de ses propriétés de La Jonchère, de Pierrefiche et Puy Bonnieux, sur laquelle il marqua bien vite et profondément son empreinte d’éminent agriculteur, il joignit, tant était grande la fécondité de son esprit d’initiative, l’exploitation d’importants gisements de kaolin, et peu après, il créa et dirigea pendant plus de trente ans, les magnifiques pépinières de La Jonchère qui font chaque jour l’admiration des visiteurs.

Le reboisement des terrains improductifs, soit qu’il fut opéré par des particuliers, soit qu’il dût être fait par les Communes, lui apparaissait comme une transformation susceptible d’augmenter la prospérité de son cher Limousin et l’embellissement de ses sites.

Sa longue expérience était là pour l’en convaincre…… »

André Laurent  jouissait également d’une excellente réputation. Fondateur de la Société d’horticulture et d’Arboriculture de la Haute Vienne, membre du jury de l’exposition universelle de 1900, créateur d’une marque de graines « le semeur Laurent », de variétés comme la clématite « Ville de Limoges », blanches à fleurs doubles, paysagiste, il créa de nombreux parcs et participa à l’aménagement du champ de Juillet à Limoges, à celui du parc du château de Mont-Méry à Ambazac et à celui de Valmath à Saint Laurent les Eglises.
Après le retrait de M. LAURENT en raison de son âge, puis le décès de M. GERARDIN survenu en 1907, l’activité des pépinières se poursuivit jusqu’en 1914. Laissés ensuite à l’abandon, les plants de la Pépinière de l’Etang continuèrent bien évidemment de se développer dans des conditions rendues parfois difficiles par une forte densité et l’absence d’éclaircie.

Les années s’écoulant, la croissance remarquable de certains arbres fit courir le risque d’une exploitation désordonnée alors que la pépinière commençait à être considérée comme une très belle collection. Une société constituée de dendrologues et de pépiniéristes fut constituée pour préserver ce site.

Ces nouveaux propriétaires n’y firent aucuns travaux mais eurent le grand mérite de le conserver en l’état.

L’arboretum Henri Gérardin.

C’est le 5 janvier 1938 que l’ENEF (Ecole Nationale des Eaux et Forêts) acheta le domaine « ayant servi de pépinières d’arbres verts et aujourd’hui complantées d’un grand nombre d’arbres de différentes espèces » (extrait de l’acte de vente du 05/01/1938 à la Société Forestière de l’Etang).

La gestion en incomba jusqu’en 1964 à la station de recherches forestières de l’ENEF sous la conduite des ingénieurs généraux Rol puis Pourtet :

  • Dès 1938 , la détermination des espèces, l’établissement de plans et de fichiers sont entrepris.
  • Une centaine de sujets remarquables par leur croissance est numérotée en 1942 puis régulièrement mesurée.
  • Un volume de 1000 m³ de bois correspondant à des arbres dépérissants, renversés par le vent ou abondamment représentés, est extrait.
    L’espace libéré permet la plantation de bouquets de 50 à 500 sujets d’espèces de reboisement, entre 1941 et 1958. Pour la plupart d’entre elles, ces plantations existent encore aujourd’hui : elles occupent le vallon et le versant est ; ce sont des cryptomerias, épicéa de Sitka, copalme, sapin de Vancouver…

Des infrastructures sont restaurées :

  • Curage de l’étang, initialement créé à des fins piscicoles et réfection de la digue,
  • Restauration du réseau d’irrigation de la pépinière,
  • Reprofilage des allées.

D’autres sont créées comme la réalisation de murs en pierres sèches régulièrement entretenus depuis.

Tout ce travail fut facilité par la présence d’un ouvrier de l’arboretum d’Amance en Lorraine replié à La Jonchère pendant la guerre. La surveillance du domaine était assurée alors par le Garde de l’Administration des Eaux et Forêts domicilié à La Jonchère.

Ce n’est qu’à partir de 1938 que l’on put parler véritablement d’arboretum qui reçut le nom d’Henri Gérardin.

En 1963 la station de recherches forestières sélectionna une vingtaine d’arbres remarquables par leur vigueur et leur forme : 2 sapins de Céphalonie, 13 sapins de Vancouver, 4 sapins de Nordmann, 3 douglas verts, pour y prélever des greffons nécessaires à l’établissement de vergers à graines (plantations sur lesquelles sont récoltées les graines).

Par ailleurs les sapins de Vancouver, tsugas hétérophiles, faux cyprès de Lawson… numérotés, produisaient des grandes quantités de cônes que les grimpeurs recueillaient au sommet des arbres et des milliers de semis sont repiqués sur place ou mis à disposition des pépinières (80000 semis récoltés en mars 1947).

Les plantations réalisées avec les graines de l’arboretum connurent souvent un bon développement. L’arboretum jouait alors pleinement son rôle de diffuseur d’espèces exotiques dont l’acclimatation pressentie puis constatée par Henri Gérardin se confirmait maintenant. Il était écrit en 1975 « La Jonchère a fourni déjà tous les renseignements que l’on escomptait et qui conditionnent actuellement les importants reboisements effectués en Limousin et dans les régions voisines »

Mais l’intérêt de l’arboretum pour la récolte des graines déclina dans les années soixante dix.

1967 est l’année de la fusion de l’Ecole Nationale des Eaux et Forêts avec l’Ecole du Génie Rural intervenue dans le cadre de la réforme de la recherche et de l’enseignement forestier. La nouvelle école, Ecole nationale du Génie Rural et des Eaux et Forêts (ENGREF) devint propriétaire et le Service Régional de la Forêt et du Bois se vit confier la gestion de l’arboretum.

Ce service réalise des acquisitions de parcelles riveraines en nature de taillis ou prés, portant à 11 ha la surface de la propriété, et organise de nombreuses visites guidées pour les enfants ou les groupes, avec la collaboration de l’agent de La Direction Départementale de l’Agriculture et de la Forêt domicilié à La Jonchère.

L’arboretum reste cependant fermé au grand public, les habitants du village et des environs étant tacitement autorisés à s’y promener.

L’arboretum de La Jonchère Saint Maurice

C’est dans le cadre d’un vaste échange entre l’ENGREF et l’ETAT que l’Ecole céda en 1988 l’arboretum. Il constitua alors, avec 70ha de plantations environnantes, la forêt domaniale des Monts d’Ambazac.

La gestion en incomba à l’Office National des Forêts (ONF) et il reçut le nom d’arboretum de La Jonchère Saint Maurice.

Des travaux de même nature qu’en 1938 furent entrepris en 1990 :

  • Restauration des infrastructures,
  • Ouverture au public,
  • Amélioration des peuplements (370m3 de bois d’éclaircie sont extraits),
  • Un document de gestion de l’ensemble, peuplements voisins et arboretum proprement dit fixe les orientations et actions prévues pour une dizaine d’années.

En fin 1999, la tempête n’épargna pas l’arboretum.

Bien que situé dans un vallon bien protégé, l’arboretum n’a pas été épargné par la tempête du 27 décembre 1999. On estime que 50% des arbres ont été abattus, brisés ou ployés. Une partie des infrastructures a aussi été détruite. Difficilement accessible et dangereux, le site ne pouvait être ni géré ni ouvert au public dans ces conditions.

En 1999, un bilan concernant des travaux d’enrichissement est mené sur quatre années depuis 1995, en collaboration avec l’arboretum des Barres. Ces travaux sont à l’origine des collections d’aulnes et d’érables plantés en dehors du cœur historique, suite à de nouvelles acquisitions. En outre, le document de gestion de l’arboretum arrivait à son terme en 2000. Même sans l’épisode tempête, 1999 était une année charnière.

 

Le travail de reconstruction :

Le dossier global de remise en état de l’arboretum sur les 23 ha du site a été élaboré pour un coût de 1 454 480 francs HT selon les estimations des services ONF de l’époque. L’Etat et des mécènes ont apporté des fonds pour ce travail gigantesque.

Une convention relative à la mise en œuvre de travaux de remise en état des équipements du public pour l’arboretum a été passée entre  l’ONF et la DRAAF le 18 décembre 2001.

La convention listait 8 actions :

  • Action 1 : Élimination et destruction des rémanents d’exploitation, traitement des souches, intervention sur les arbres touchés par le vent sur une surface de 18 ha.
  • Action 2 : Réouverture des chemins de promenade, nivellement, purge et empierrements ponctuels, ouvrages d’art de canalisation des eaux.
  • Action 3 : Dégagement des ouvrages du petit patrimoine et reprise des maçonneries dégradées, interventions ponctuelles.
  • Action 4 : Élimination des ouvrages détruits.
  • Action 5 : Remise en état de la cabane de l’arboretum (ancienne cabane de la pépinière)
  • Action 6 : Remise en état de l’étang et mise en sécurité du moine.
  • Action 7 : Réaménagement du parking d’accueil.
  • Action 8 : Reprise des équipements nécessaires à l’accueil et à la mise en sécurité du public à l’entrée de l’Arboretum et sur les sentiers pédestres : réfection de l’abri support d’information, réfection des clôtures bois de sécurité, réaménagement et balisage des cheminements à l’intérieur du site.

Au 31 décembre 2004, date de fin de la convention, les 8 actions étaient achevées pour un coût total de 143 354,55 euros HT.

En parallèle, un dossier de demande de subvention au titre des nettoyages après tempête était déposé auprès de la DDAF, pour une aide escomptée de 80 000 francs HT. Terminé fin 2001, le chantier a coûté de l’ordre de 104 020 francs HT.

Le travail de reconstitution de l’arboretum a également fait l’objet d’un mécénat privé. En 2001, un contrat de parrainage a été signé entre l’ONF et la société LASCAD, dans lequel cette dernière apportait un soutien financier à l’ONF et assurait auprès de sa clientèle une action promotionnelle sur la gamme des produits de soin de la marque USHUAIA, opération soutenue par une action de communication institutionnelle auprès des médias nationaux et régionaux.

Ces crédits ont été utilisés pour des travaux d’enrichissements, de plantations, d’entretien et d’étiquetage, dans le cœur historique et dans les extensions. C’est notamment grâce à eux qu’a été plantée la collection d’arbustes et petits arbres constituant un « jardin sensoriel » dans la partie Nord Est de l’Arboretum, à l’emplacement de trouées de tempête. Au 31 décembre 2005, ce chantier était terminé pour un coût total de 38 862.23 euros HT. Le montant initialement alloué était de 39 636,74 euros HT.

Au printemps 2001, les premières plantations réalisées au cœur de l’arboretum de la Jonchère ont pu être parcourues. Il avait été décidé de développer des collections d’arbustes caractérisées par la qualité de leur écorce, de leur port ou de leur floraison (aspect, parfum): hydrangéas, viornes mêlées aux bouleaux papier dont l’écorce se détache en fines lames, bouleaux jaunes, dont les rameaux dégagent une odeur de camphre et arbres aux pochettes (les Davidia, dont le fruit rappelle un petit mouchoir blanc).

La collection de Rhododendrons présente dans le coeur historique a été enrichie. Rhododendrons augustinii, amurense, mucronatum, eriocarpum, fargesii, obtusum, hanceanum, ovatum ajoutent à la floraison des souches de rhododendrons pontiques.

Des travaux de nettoyage et de réfection des cheminements avaient précédé ces plantations. L’Arboretum a été réouvert au public cette année-là.

Le travail s’est poursuivi en 2002 pour s’étendre à l’ensemble de l’arboretum.

Les travaux de nettoyage se sont achevés en 2005, les travaux de réfection de la voirie également, avec le bouclage d’un réseau de petite randonnée sur l’ensemble du site ouvert au public et la construction d’un petit parking tirant partie du relief pour se faire discret.

La cabane des anciennes pépinières, toute en châtaignier, a été restaurée en 2003, en même temps que la pose d’équipements bois d’accueil du public fabriqués dans les ateliers de l’ONF.

2003, 2004 et 2005 ont été des années de plantation. Les enrichissements se sont effectués avec des arbres et des arbustes fournis par l’arboretum des Barres.

L’arboretum aujourd’hui ……

Grâce à l’important travail mené entre 2001 et 2005, l’arboretum de la Jonchère a pu se relever de la tempête et être rouvert au public. Néanmoins, il a été marqué de façon irréversible par cet épisode, à la fois de manière très visuelle par  la disparition de nombreux sujets âgés et l’ouverture de trouées, et de manière moins voyante, certains arbres en place ayant sans doute été fragilisés.

Ainsi, lors de l’hiver 2007 des chutes de neige lourde ont entraîné quelques bris. Une analyse sanitaire par un expert arbre conseil est menée et en 2010 il est effectué une coupe sanitaire dans le cœur historique avec enlèvement de chablis.

En 2010, une petite étude paysagère de l’Arboretum est menée dans le cadre du réseau paysage de l’ONF par Philippe Loho, ingénieur paysagiste, Corinne Buffière, paysagiste, et la participation de Joël Vandaele, agent patrimonial en charge de l’arboretum.

Entre autre, cette étude préconise le maintien de certaines clairières créées par la tempête afin d’offrir «des respirations dans le parcours et des échappées visuelles vers des éléments intéressants». Il est proposé de maintenir un certain équilibre entre espaces fermés et ouverts, une alternance entre puits de lumière et ambiance plus forestière. Par exemple, le bouquet de cryptomerias du Japon bénéficie d’une mise en valeur du fait d’une trouée proche et les collections d’arbustes permettront de maintenir un couvert léger par endroit.

….. et pour demain :

L’arboretum de la Jonchère garde sa vocation de « laboratoire d’essai » pour le développement d’espèces exotiques in situ.

La tempête de 1999 a permis l’ouverture de zones et créé un rajeunissement brutal dont il peut être néanmoins tiré parti sans dénaturer le site.

Comme tout monument végétal, l’arboretum de la Jonchère doit également se concevoir comme un paysage en mouvement dans le temps et l’espace et c’est dans cet esprit que l’Office National des Forêts y travaille.

Un partenariat entre :

  • l’ONF,
  • la Commune de La JONCHERE St MAURICE,
  • l’association ADAJ (Association pour le Développement et l’Animation de La JONCHERE),

est en place et les partenaires s’investissent pour le futur de ce joyau naturel.

Des Organismes et  Entreprises apportent à ce « trio » leur soutien matériel :

  • Fondation du Patrimoine,
  • Société U,

D’autres viendront s’y joindre dans le futur.

Le Site :

L’arboretum est contigu au bourg de La Jonchère Saint Maurice, à une vingtaine de kilomètres de Limoges, à 8kilomètres de l’autoroute A20. Accessible par le train en 30mn à partir de Limoges.

Positionné au sein de la région naturelle des monts d’Ambazac, à l’est du Puy de Sauvagnac (701 m), premier contrefort ouest du Massif Central  et premiers reliefs rencontrés par les vents dominants d’ouest.

Occupant un vallon aux pentes douces, s’ouvrant au sud est, au pied d’un versant dont la crête atteint un peu moins de 700m, l’arboretum est relativement bien abrité des vents dominants du quadrant ouest. Plusieurs sources qui l’alimentent contribuent à entretenir la fraîcheur.

Ces conditions font de l’arboretum de La Jonchère saint Maurice un site très favorable à la végétation forestière. Les semis des grands arbres y connaissent un développement important.

C’est un ensemble de 23 ha, dont le cœur historique de 7 ha.

Le cœur est aménagé avec un sentier pédagogique qu’il faut prendre le temps de parcourir pour s’imprégner du lieu et découvrir les essences diverses qui s’épanouissent en ce lieu, tout en profitant des bruissements et chants de la nature comme de ses parfums selon les saisons.

Un sentier de petite randonnée (PR « les hauts de l’arboretum »)  est tracé et balisé, il faut compter, à partir du parking 1h45 à 2h pour le parcourir.

Au sein de la forêt domaniale des chemins de randonnées permettent de belles promenades :

  • Sentier des « kaoliniers »,
  • Sentier de « roches, d’arbres et d’eaux »

Le climat :

A l’altitude moyenne de 420 m le climat y est marqué par la relative proximité de l’Atlantique (200 km).

La pluviométrie est constante : 1000 à 1200 mm d’eau par an dont 500 à 550 pendant la saison de végétation.
Les pluies d’été présentent souvent un caractère orageux. L’état hygrométrique est constamment élevé. Les températures sont douces, sans extrêmes marqués à quelques rares exceptions. L’enneigement est faible, bien que des neiges lourdes puissent parfois provoquer des bris de cimes.

Le sol :

Issu de la décomposition de la roche granitique (granit à 2 micas), il est léger, assez pauvre mais perméable aux racines. La teneur en argile est suffisante pour limiter la dégradation et le rendre moins filtrant.

La flore et la faune :

La flore caractéristique des sols siliceux sur versant, fougère aigle et callune, est présente, tandis que sur station fraîche se développe la balsamine et l’osmonde royale : une fougère rare ;

On relève également la présence d’une scrofulariacée : la sibthorpie d’Europe protégée au plan régional.

La faune est essentiellement composée de nombreux oiseaux qui trouvent refuge en ce lieu, tout comme les écureuils.

Contribution de l’ADAJ